Alternatives au désherbage

La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte prévoit l’interdiction de la vente des produits phytosanitaires au 1er janvier 2017 et l’interdiction d’utilisation au 1er janvier 2019 pour les jardiniers amateurs.

Pour préserver la biodiversité de notre jardin, il sera nécessaire de bannir tout traitement chimique, c’est-à-dire d’arrêter tout usage d’engrais, d’herbicide ou de fongicide. En effet, la plupart des pesticides (même autorisés) n’épargnent pas les insectes et déstabilisent l’équilibre biologique du jardin.

Verdissement des allées en gravillon

La première alternative au désherbage est le verdissement !
C’est l’alternative la plus facile à mettre en œuvre et la moins coûteuse en temps. Les zones gravillonées se verdissent naturellement et l’entretien se réduit à une tonte régulière pour maintenir la végétation rase (passage de véhicule, cheminement…).
Il est aussi possible d’accélérer ce verdissement en semant directement sur les graviers des espèces couvre-sol résistantes au piétinement : micro-trêfle, micro-luzerne…
>>> photo d’une allée verdie

Techniques préventives

Paillage

Le paillage est un moyen efficace pour réduire le développement des adventices. Cette technique présente de nombreux autres avantages :

  • maintient le sol humide (moins d’arrosages)
  • enrichit du sol
  • limite la contamination par le mildiou (réduction de l’effet « spalsh »)

De nombreux paillages végétaux existent, mais il est particulièrement intéressant d’utiliser les déchets verts du jardin pour les utiliser en paillage :

Les branchages peuvent être broyés et utilisés sur place.

Les feuilles mortes font aussi un bon paillage. Elles peuvent également être broyées à la tondeuse si elles sont coriaces (ex : feuilles de platane, laurier, lierre, résineux). Les résidus de résineux peuvent être utilisés sans crainte d’acidification à condition de ne pas renouveler le paillage toujours au même endroit.

Les résidus de tonte doivent être secs pour être utilisés en paillage pour éviter la fermentation. Il est préférable de laisser un espace entre le collet de la plante et le paillis. Plus la tonte est sèche, plus on peut pailler épais. Si l’apport est mince (2cm par exemple), il peut être complété à la prochaine tonte.

Plantes couvre-sols

Certaines plantes sauvages constituent de bons couvre-sols tout en favorisant la biodiversité : fraisier des bois (Fragaria vesca L.), lierre (Hedera helix L.), bugle rampant (Ajuga reptans L.), brunelle commune (Prunella vulgaris L.), lierre terrestre (Glechoma hederacea L.), trèfle (Trifolium repens L.), aspérule odorante (Galium odoratum (L.) Scop.), herbe aux écus (Lysimachia nummularia L.), lamiers (Lamium purpureum L., Lamium maculatum (L.) L.), germandrée petit-chêne (Teucrium chamaedrys L.), thym serpolet (Thymus pulegioides L.), potentille stérile (Potentilla sterilis (L.) Garcke), orpins (Sedum album L., S. acre L., S. dasyphyllum L., S. sediforme (Jacq.) Pau) …

Technique de désherbage

Pour de petites surfaces, les outils manuels sont recommandés : binette, sarcloir…

L’eau bouillante, (eau de cuisson par exemple) permet de désherber certains secteurs bien ciblés : plantes à longues racines pivots (laiteron, chardon…).